Depart de France et arrivee au Costa Rica... Playa de Coco
Voila deja presque une semaine que mon quotidien est rythme par... ou vais-je dormir? que vais-je manger? ou est-ce? combien ca coute? ou encore qu es-ce que c est? ca pique? ca se mange? ca vient d ou? Bref vous aurez reconnu les principales preoccupations du Backpacker (terme utilise pour les gens qui voyagent avec leur sac sur le dos).
Apres une arrivee en douceur a San Jose (la capitale) et quelques heures de bus jusqu au nord du pays, me voila seul avec mon gros sac sur la Playa del Coco. Son nom vient de la couleur du sable (Cacao)... oui mais cela ne me dit pas ce que je viens faire ici.
Apres les heures de tempete qui ont soufflees jusqu au depart, preparation du sac (trousse a pharmacie, vetements, livres...), mais aussi gestion administrative du depart (impots 2007, banque, assurance, billets d avion...) me voila en tete a tete avec moi meme sur cette plage deserte. Que vais je faire desormais? J ai le choix entre aller dans l eau, ou rentrer dans ma chambre sombre... je peux vous assurer que si nous etions deux, la reponse serait venu plus rapidement. Mais seul, la... c est un peu plus complique... savoir que l on a un an pour vagabonder et se sentir deboussole aux premieres minutes est assez effrayant a vrai dire.
Heureusement que mon appareil photo etait la pour me tenir compagnie et ainsi immortaliser les nombreux animaux de la plage... pelicans, lezards, ecureuils...
Apres quelques moments passes sur Internet a lire vos messages d encouragement et plusieurs correspondance avec mes proches, me voila decide a profiter du voyage, en route pour Playa Tamarindo... ou j ai croise tortues, surfeurs et bien sur mes amis argentins.
texte:Yoann Dumontet
Playa del Coco, Playa Ocotal
La nuit sous la tente au pied du Rincon de la Vieja ne fut pas terrible. Bien avant l'aube, de lourds nuages sont arrivés de l'ouest, roulant sur les pentes du volcan, porteurs de vent et de pluie. Encore un front froid. Cerise sur le gâteau, si l'on peut dire : un de nos matelas gonflables tout neuf a une fuite et j'ai du me lever toute les deux heures pour le regonfler. Bref, le petit jour ne nous trouve que moyennement frais, et c'est un euphémisme !
Le temps couvert, venteux et pluvieux nous fait renoncer à nos randonnées sur le Rincon. Impossible d'aller au sommet aujourd'hui. Une autre fois peut-être?Nous partons retrouver le soleil plus à l'ouest, vers Libéria et les plages. Il faut une heure et demi de voiture pour effectuer les 20 Km de piste qui nous y mènent. Piste très blanche, lumineuse et tourbillonnante de poussière sous le soleil revenu et le vent toujours présent.Halte d'urgence : les enfants ont des tiques ! Fruit sans doute de nos jeux de la veille dans la prairie, ces sales bêtes sont venues se coller à nous. Paul en a 4, Lucie 2, Jean, Sylvain et Véro une chacune. Moi, bizarrement aucune (trop vieux ? immangeable ? je suis vexé !). Heureusement, depuis notre périple d'il y a deux ans en Europe de l'Est, nous avons l'expérience et savons les enlever de la manière correcte (c'est tout une technique).Pour nous consoler, voilà Playa del Coco, au nord de la Péninsule de Nicoya. C'est le week-end et la petite plage est envahie de monde.Nous n'y restons pas et partons rejoindre sa voisine, Playa Ocotal. Du monde aussi, mais moins. Nous nous baignons dans ce site superbe, où la mer a une couleur bleu-vert qui évoque en nous la Méditérrannée. Les vagues elles-mêmes, courtes et désordonnées nous y font penser. Heureusement, des arbres élégants portant d'énormes gousses brunes en forme de haricot sont là pour nous rappeler les tropiques.La baignade nous a bien plu, mais nous sommes fatigués et décidons de rentrer à la maison. Le retour est très long. Un accident sur la panaméricaine entre Esparza et San Ramon fait que la circulation est déviée par Orotina et Atenas. Ce n'est que tard dans la nuit que nous arrivons, épuisés, sous une pluie battante.
Texte:Jean-Michel Leloup